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Les modalités d’intervention du secteur jeunesse dans les actions de lutte contre l’illettrisme |
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Fiche 1 : Intervention dans le cadre des centres de vacances et de loisirs (CVL) au travers du plan d’éducation à la lecture
Fiche 2 : Intervention dans le cadre des contrats éducatifs locaux (CEL)
Fiche 3 : Intervention en formations de formateurs
Fiche 1 : Intervention dans le cadre des CVL au travers du plan d’éducation à la lecture
Les actions de lutte contre l’illettrisme pourraient être développées selon les différentes tranches d’âge (enfants, jeunes, jeunes adultes) dans les centres de loisirs sans hébergement (CLSH) qui accueillent 4 millions d’enfants par an et les centres de vacances (CV), 1,5 million d’enfants accueillis par an. Il faudrait également mobiliser les publics des contrats éducatifs locaux (CEL) qui touchent 2,2 millions de jeunes. Les centres de loisirs pendant l’année scolaire et les centres de vacances pendant les petites et grandes vacances sont de plus en plus fréquentés par des publics en voie d’exclusion. Ces centres ont, de ce fait, une mission éducative importante complémentaire de l’école.
Dans ce contexte, la direction de la Jeunesse et de l’Éducation populaire peut affirmer cette priorité au sein des CVL et s’appuyer sur les personnels techniques et pédagogiques des services déconcentrés (700 personnes environ de catégorie A réparties sur le territoire national) pour établir un état des lieux de la lecture en CVL, et proposer, si besoin, un plan de formation des intervenants pouvant être immédiatement concernés (5 000 jeunes par départements, soit 500 000 jeunes pour 100 départements).
Fiche 2 : Intervention dans le cadre des CEL
Les CEL sont des outils d’intervention éducative complémentaire au temps scolaire. La lutte contre l’illettrisme est un des objectifs des CEL qui ne se résume pas dans ce cadre à l’apprentissage strict de la langue mais se présente comme un travail d’acquisition culturelle et de construction de la personne.
Nous soutenons déjà des actions permettant à la fois les expressions culturelles et la maîtrise des signes. La DJEP peut aller au-delà et développer un travail de prévention, de réduction de la violence et de valorisation du respect de l’individu, en lien avec des ateliers d’écriture et d’insertion. Les personnels pédagogiques de jeunesse seraient garants de la qualité et de la mise en œuvre.
Fiche 3 : Intervention en formations de formateurs
Il s’agit de proposer des formations, continues et initiales, d’intervenants dans une perspective de complémentarité pour mettre en cohérence les actions engagées par l’ensemble des partenaires. Ce serait des formations coordonnées des différents intervenants du monde de l’éducation : enseignants, associations, animateurs, bibliothécaires, acteurs sociaux qui, en respectant les métiers de chacun, leur permettent de croiser les objectifs et de construire une culture commune. Pour la Jeunesse, ces formations pourraient s’inscrire dans les plans de formation continue et initiale des personnels pédagogiques.
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