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Ne pas énoncer à l’enfant l’objectif de l’enseignant |
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Après les activités préparatoires qui lui ont permis d’apprendre à placer ses doigts correctement en vue de la tenue du crayon, l’enfant apprend à placer sa main dans l’axe du bras et à garder son poignet en contact avec la table. Pour cela, il fait de la peinture à doigt en respectant les consignes : faire des petits traits descendants sans mettre la main complètement à plat, en plaçant ses doigts « comme pour… » (faire l’ombre du lapin, faire la sonnette du vélo de la fouine, etc. selon le prétexte choisi pour en apprendre la position) et en frottant le poignet sur la table. L’objectif de l’enfant est de dessiner la pluie qui tombe, par exemple. Celui de l’enseignant est de réaliser l’une des étapes de l’apprentissage de la tenue et du maniement du crayon : la position de la main dans l’axe du bras, poignet en contact avec la table. Si l’enseignant annonce cet objectif à l’enfant (apprendre à tenir le crayon), la représentation mentale de la tenue du crayon risque de perturber l’action de l’enfant, alors qu’en annonçant pour objectif « dessiner la pluie qui tombe sur les canards » en donnant les consignes nécessaires, l’enseignant motive l’enfant. Et cela d’autant plus qu’il aura pris soin de mettre une forte charge affective sur le dessin à compléter.
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