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L’étape orthographique


  
Elle est largement liée à l’automatisation des procédures alphabétiques. Que se passe-t-il ? Quand les élèves ont compris comment fonctionnent les correspondances entre les graphies et les phonies, entre les lettres et les sons, ils vont entrer dans des routines d’apprentissage. Ils vont également emmagasiner, intégrer les mots et « oublier » les procédures de décodage pour accéder plus directement à la reconnaissance orthographique des mots. C’est ce que vous faites quand vous lisez. L’étape orthographique est assez rapide : elle débute dès que les élèves, même au cours préparatoire, ont compris le principe alphabétique. C’est le début d’une grande aventure qui est, par l’automatisation, la possibilité de lire de plus en plus rapidement, de manière de plus en plus efficace, des textes de plus en plus longs, de plus en plus spécifiques, de plus en plus complexes, etc. C’est l’identification directe du mot qui conduit à sa reconnaissance, sans obligation de médiation phonologique. Dans ce cas-là, c’est la configuration orthographique, c’est-à-dire la forme orthographique du mot qui domine. Et l’on n’est pas obligé de passer par la décomposition, le décodage.
Sauf que concernant cette étape orthographique et la possibilité que vous avez de lire rapidement sans avoir à décomposer les mots en lettres et de faire les correspondances avec les phonies, ça ne veut pas dire que vous l’avez abandonnée. Vous avez toujours la possibilité de réactiver le principe des correspondances graphophonologiques. Voici un exemple : quand vous vous acharnez à tenter de lire les composants de vos médicaments, vous êtes confrontés à une tâche de lecture assez proche de celle d’un élève de CP qui, lui, mobilise les mêmes habiletés. Il suffit de vous donner des mots longs, complexes et rares et, à ce moment-là, vous avez le même comportement qu’un élève du cours préparatoire, toutes proportions gardées. Ce qui fait qu’on a toujours cette capacité à utiliser des principes de décodage, et heureusement d’ailleurs, parce qu’on ne pourrait lire aucun mot inconnu.