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La bibliothèque de rue


  
C’est une action traditionnelle du mouvement, dans tous les lieux où le mouvement est implanté. L’enfant est libre de venir lire, de choisir le livre, d’arrêter de lire s’il veut partir et de revenir. À Noisy-le-Grand, on a une action un peu plus poussée liée à ce projet de promotion familiale. On a des locaux et des personnes disponibles, une fois par semaine, pour les enfants de CP-CE1, une des périodes pour l’apprentissage. On essaie de prolonger ce plaisir du livre. On a beaucoup de groupes CP-CE1 où il y a six-huit enfants qui participent, encadrés par quatre ou cinq adultes, ce qui permet une relation assez personnelle. Des jeux pédagogiques et des livres sont mis à la disposition des enfants, parce que ça se passe dans la bibliothèque. Il y a un ordinateur et chacun erre à sa guise et choisit l’outil qu’il préfère pour se distraire. On a refusé d’appeler cela un groupe de soutien scolaire, eux-mêmes parfois l’appellent comme ça. En fait, les enfants manifestent vraiment une grosse envie d’apprendre, ils se jettent sur les outils. Ils sortent de l’école et se jettent sur un tableau pour écrire ou recopier un livre. C’est assez étonnant.
C’est un soutien que les parents ne peuvent pas leur apporter et ils nous mandatent presque pour le faire. Au CP, les parents sont invités à venir au goûter, à déposer leurs enfants. On parle avec eux de l’école. Il y a une transition, ils nous confient leurs enfants.

Pour en savoir plus
Consulter la fiche pratique sur la Bibliothèque de rue à Marseille : une passerelle sur BienLire.