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Quelques repères historiques |
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Le mot grammaire vient du mot latin grammatica (et non le suffixe grammaria). Comment expliquer que ce soit devenu grammaire et non grammatique (comme on dit mathématiques, linguistique, rhétorique) ?
Le mot grammaire, dont le suffixe –aire (masculin) désigne le recueil, l'instrument, se trouve plus du côté des mots dictionnaire, syllabaire. En latin, grammatica n'a pas cette signification : cela signifie « la science qui s'occupe de ». Ce suffixe est donc la porte ouverte à toute ambiguïté. Cette contradiction entre la langue elle-même et la description de la langue est liée à ce changement de suffixe -ique.
Il existe non pas une Grammaire mais diverses grammaires du français. La grammaire est également liée au locuteur car il n'y aurait pas de langue sans locuteur. Elle est donc la réunion de différentes grammaires pratiquées par chaque locuteur. La grammaire du français est une abstraction, il faut parler de système de la langue ou de description de la langue afin d'éviter d'employer le mot grammaire. B. Combettes ne prend pas parti pour qu’il y ait absolument des cours de grammaire mais constate que nombre de pays européens, comme les pays anglo-saxons, n'ont pas véritablement de cours de grammaire comme en France. Même dans les cas où il n'y a pas d'enseignement explicite de la grammaire, l'enseignant a besoin d'une description grammaticale, d’avoir une vue claire sur le système de la langue pour évaluer les élèves et pour construire des activités de français. « Pour que les enfants ne fassent pas trop de grammaire, il faut que l'enseignant en fasse beaucoup ».
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