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Le traitement de la grande difficulté de lecture et du risque d'illettrisme


  
Dans le traitement de la grande difficulté de lecture et du risque d'illettrisme, la mission générale d'insertion (MGI), répond à un double objectif :
- prévenir les ruptures de scolarité des jeunes de plus de 16 ans, notamment par la mise en place de « dispositifs de veille » et le suivi individualisé des élèves les plus fragiles,
- faire accéder à la qualification les jeunes de plus de 16 ans, encore scolarisés ou sortis depuis moins d'un an du système scolaire, par des actions spécifiques, qui visent notamment à consolider les connaissances fondamentales. Les trois types d'actions organisées (dites de « remobilisation », de certification et d'accompagnement vers l'emploi) comportent toutes, à des degrés divers, une remise à niveau des connaissances, une période de formation en milieu professionnel et l'élaboration d'un projet de formation professionnelle. Le renforcement des compétences en lecture est visé à travers ces trois modalités pédagogiques. Cet objectif contribue à réaliser la finalité initiale de ces actions spécifiques qui est le retour ou l'entrée dans une formation garantissant l'accès à une qualification.

La mission générale d'insertion intervient également, de façon spécifique, auprès de deux publics particuliers :
- les jeunes étrangers, nouvellement arrivés en France, de plus de 16 ans, pour qui elle organise des actions spécifiques de formation axées sur la langue française (12 heures par semaine au moins), mais qui abordent aussi les apprentissages fondamentaux en maths, la vie sociale, la préparation d'un projet de qualification avec une dimension découverte des métiers ;
- les jeunes appelés, détectés lors de journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) en situation de grande difficulté de lecture. Dans le cadre de l'application du protocole d'accord du 23 septembre 1998, dont l'objectif est « d'apporter une aide personnalisée aux jeunes détectés en situation de lecteur déficient », les services du ministère de la défense et de l'éducation nationale ont arrêté des modalités de partenariat qui favorisent l'aide et le suivi des jeunes concernés. Les fiches des élèves détectés sont transmises par les bureaux locaux du service national à l'inspection académique. Celle-ci les adresse directement aux établissements scolaires, qui, en s'entourant, en cas de besoin sur des conseillers d'orientation psychologues et du CIO du district, mettent en place des actions de remédiation nécessaires.