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Les congressistes ont par petits groupes été
reçus au bureau du service national de Lyon qui accueille
les jeunes de 5 départements pour la JAPD (journée
d’appel de préparation à la défense),
à raison de 140 jeunes par jour, soit 47 600 jeunes par an.
Le Colonel Le Vaillant a présenté la JAPD qui fait
partie du
« parcours de citoyenneté » défini par la
loi n°97-1019 du 28 octobre 1997 ; il comporte quatre étapes
:
- l’enseignement de défense pendant la scolarité
;
- le recensement obligatoire à 16 ans ;
- la JAPD ;
- un appel sous les drapeaux si la situation du pays venait à
l’exiger…
Les objectifs de la JAPD sont les suivants :
- la sensibilisation au devoir de mémoire ;
- l’information sur les enjeux de la défense ;
- la présentation des métiers de la défense
civils et militaires ;
- l’évaluation et l’orientation pour l’insertion
des jeunes en difficulté.
Cette journée se déroule en plusieurs temps :
- 4 modules d’information sur la défense ;
- une batterie de tests pour détecter les jeunes en difficulté
de lecture ;
- une seconde batterie de tests sur les sites échantillonnés
- un entretien si le nombre de fautes aux tests est supérieur
ou égal à quatre ;
- un certificat de participation en fin de journée (indispensable
pour les examens, pour le permis de conduire).
Une initiation au secourisme sera ajoutée en fin de journée
prochainement.
Cette journée ne concerne que les jeunes recensés.
Ne sont pas concernés les étrangers résidents
par exemple. La régularisation concernant cette journée
peut se faire jusqu’à 25 ans.
Les tests sont préparés par l’éducation
nationale. Ils sont en cours de refonte. Ils sont passés le
matin (20 minutes) et l’après-midi pour ceux qui ont
fait moins de 4 fautes. Les jeunes qui ont manifesté leurs
difficultés dans les tests sont parallèlement reçus
en entretien individuel.
Pour les jeunes encore scolarisés, des informations sont
transmises aux inspections académiques.
Pour ceux qui sont sortis du système scolaire, s’ils
donnent leur accord, leurs coordonnées sont transmises vers
les organismes concernés, tels que les missions locales, les
PAIO (Permanences d'accueil, d'information et d'orientation).
L’objectif de l’entretien individuel est de convaincre
le jeune de l’intérêt de recevoir une aide. Certains
n’en voient pas l’utilité, tel ce jeune gitan
qui estime qu’il n’a pas besoin de savoir lire et écrire
pour rempailler les chaises.
Les résultats
À Lyon en 2002 : 7 % des jeunes font 4 fautes ou plus (moyenne
nationale : 8%).
55,5 % de ceux-ci font l’objet d’une transmission aux
missions locales (60 %) ou à l’éducation nationale
(40 %).
Pour les mineurs, un courrier est envoyé aux parents.
En 2002, 67 500 jeunes ont été détectés
en situation d’illettrisme, sur 683 000 jeunes accueillis.
Les derniers chiffres nationaux du premier semestre 2003 : 30 300
jeunes ont été détectés en difficulté
; 55,4% d’entre eux ont accepté de transmettre leurs
coordonnées.
Les quatre notes d’information publiées par la DEP
(direction de la programmation et du développement du ministère
de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche),
permettent de voir l’évolution des résultats
lors des années précédentes, concernant « les
évaluations en lecture dans le cadre des journées
d'appel de préparation à la défense. »
Note d’information de la DPD, n°
00.09 (fichier PDF - 553 Ko), mars 2000
Note d’information de la DPD, n°
00.50 (fichier PDF - 553 Ko), décembre 2000 (année
1999-2000)
Note d’information de la DPD, n°
01.48 (fichier PDF - 364 Ko), octobre 2001 (année 2000-2001)
Note d’information de la DPD, n°
03.12 (fichier PDF - 635 Ko), mars 2003 (année 2001-2002)
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