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Situations liées à la tâche linguistique


  
L’enseignant peut utiliser le personnage de classe afin de travailler à partir de situations :
- référentielles :
• narratives (en progression) : énumératives (énoncés sommaires, enchaînement par série), descriptives (description d’objets, d’actions, travail sur l’image où les énoncés s’enrichissent de verbes, de pronoms), explicatives où des enchaînements introduisent des commentaires et des contestations (les plus jeunes s’expriment sur des évocations extérieures : « Mon papa, il a aussi… »), justificatives et interprétatives où s’expriment des commentaires, des opinions parfois divergentes, où apparaissent des hypothèses et des références à des objets absents : « C’est peut-être… on dirait… c’est comme… »,
- informatives :
• interactives : travail sur les dialogues, les échanges (d’informations, d’opinions, des sensations), réflexions sur la vie de la classe avec regard extérieur de la marionnette,
• prospectives (qui concernent l’avenir) : régulation dans un projet, anticipation sur des activités. Mais attention, la marionnette n’a pas forcément sa place dans tous les temps de régulation et d’échange sur le réel tels que les conseils, travaux sur les règles de vie, « quoi de neuf »… Elle peut être un obstacle pour aller à l’essentiel,
• métalinguistiques : à partir de la moyenne section, on peut privilégier des temps où le langage est utilisé pour parler du langage. C’est-à-dire, mettre en place des activités réflexives sur les énoncés et leur organisation afin de mieux relater faits et idées,
• ludiques et poétiques : dès la grande section, la classe jouera avec les mots, créera des textes ludiques et poétiques, des devinettes… Elle utilisera, pour le plaisir, des associations liées aux rythmes, aux formes, aux sonorités du langage, à la polysémie des mots.