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Vers une insertion professionnelle réussie |
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Une insertion professionnelle réussie pour tous repose sur une élévation générale du niveau de qualification.
À ce titre, les projets académiques intègreront les objectifs d’augmentation des taux d’accès au baccalauréat, des taux d’accès des élèves de seconde générale et technologique au baccalauréat général et technologique, des taux de poursuite des élèves de BEP vers le baccalauréat professionnel et des taux de poursuite des nouveaux bacheliers dans l’enseignement supérieur.
La poursuite d’études et la rénovation de la voie technologique
La rénovation de la voie technologique, engagée à la rentrée 2005 avec la mise en place de la nouvelle série STG, se poursuivra à la rentrée 2007 avec la rénovation de la série « sciences médico-sociales » qui se transforme en une nouvelle série intitulée « Sciences et technologies de la santé et du social » (ST2S). Comme pour la série STG, l’objectif poursuivi est de positionner clairement la nouvelle série comme une voie d’accès à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Mais aussi, et c’est là le véritable enjeu de la rénovation, de mieux préparer les élèves à la diversité des études supérieures des secteurs paramédical et social.
Les évolutions qui concernent à la fois l’organisation des enseignements et leur contenu seront mises en place à la rentrée de l’année scolaire 2007-2008 en classe de première et à la rentrée de l’année scolaire 2008-2009 en classe terminale.
L’organisation et les horaires de la nouvelle série ST2S ont été fixés par arrêté du 1er septembre 2006 paru au BO n° 36 du 5 octobre 2006.
La rénovation de la voie technologique se poursuivra par la refonte des séries « Sciences et technologies industrielles - STI » et « Sciences et technologies de laboratoire - STL » pour lesquelles les projets sont déjà bien avancés. Elle concernera également la série « Hôtellerie » ainsi que la série « Techniques de la musique et de la danse - TMD ».
Les arrêtés réglementant l’organisation et les horaires des enseignements du cycle terminal sanctionnés par le baccalauréat technologique prévoient l’ouverture de l’accès à la classe de première, notamment aux élèves titulaires d’un diplôme de niveau V obtenu à l’issue du cycle de détermination de la voie professionnelle.
Dans ce cadre, tout lycée offrant une formation technologique a vocation à accueillir en classe de première des élèves titulaires du BEP.
Il s’agit d’élèves démontrant au cours de leur formation de niveau V des aptitudes à poursuivre des études à dimension technologique se prolongeant en une préparation d’un brevet de technicien supérieur, voire d’un diplôme universitaire de technologie.
Il est important que cette possibilité de passerelles vers la voie technologique soit portée à la connaissance de tous les élèves qui suivent une formation de niveau V. L’effort doit être poursuivi pour développer ces passerelles entre les voies professionnelles et technologiques. À cet effet, il convient de prévoir un cursus adapté à leur profil (première d’adaptation, modules de soutien, parcours individualisé).
L’enseignement professionnel doit s’organiser en pôles des métiers, diversifier les voies de formation, adapter l’offre et les cartes régionales de formation aux besoins de l’économie, et faire connaître cette offre aux élèves de collège et à leurs parents.
• Poursuivre la délivrance du label lycée des métiers.
La constitution de pôles de formation autour de filières clairement identifiées, regroupant différents niveaux de formation et différents publics, est une nécessité pour renforcer la lisibilité et la qualité de l’offre de formation professionnelle de l’éducation nationale. Le label lycée des métiers, déjà accordé à 340 établissements, traduit la volonté du système éducatif d’adapter ses établissements technologiques et professionnels.
Les recteurs poursuivront la labellisation des lycées en accordant une attention particulière à ceux qui sollicitent le label dans le cadre d’un réseau d’établissements.
Il conviendra de saisir l’opportunité des demandes de renouvellement du label pour mettre en place un véritable processus d’évaluation des résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus par chacun des établissements. Les indicateurs relatifs aux critères retenus pour la labellisation doivent faire l’objet d’une analyse approfondie. La synthèse de cette évaluation et la liste des lycées nouvellement labellisés feront l’objet d’une publication au BO.
• Conforter la diversité des dispositifs pédagogiques dans les établissements de formation professionnelle initiale.
- L’apprentissage en EPLE
Il convient de rappeler l’objectif de 10% d’apprentis accueillis dans les lycées à l’horizon 2010. Les assouplissements juridiques apportés pour la création d’unités de formation par apprentissage (UFA) ont d’ores et déjà permis de porter à 29 740 le nombre d’apprentis formés par les EPLE au 1er janvier 2006.
Cette politique de développement doit être vigoureusement poursuivie. S’inscrivant dans le cadre des compétences dévolues aux régions, elle suppose que chacun des partenaires contribue à la réalisation de l’objectif attendu. L’attention des recteurs est appelée sur la nécessité de valoriser la contribution directe de l’éducation nationale à la mise en place de nouvelles formations d’apprentis dans les EPLE. Cette contribution pourra prendre plusieurs formes : affectation de moyens académiques aux formations par apprentissage, notamment sous forme d’emplois gagés ou non ; apport de taxe d’apprentissage lié à la mise en œuvre des conventions nationales de coopération signées avec des branches professionnelles ; organisation et prise en charge de formations à la pédagogie de l’alternance pour les enseignants des EPLE, auxquels peuvent être associés des enseignants de centres de formation d’apprentis gérés par d’autres organismes.
- L’initiation de collégiens à la voie professionnelle
Les lycées professionnels et les centres de formation d’apprentis accueillent des collégiens qui souhaitent élaborer leur projet d’orientation en s’initiant à la voie professionnelle. Les dispositifs destinés à ces élèves ont fait la preuve de leur efficacité en permettant aux intéressés de renouer avec la réussite et de se préparer à l’enseignement professionnel, sous statut scolaire ou sous statut d’apprenti.
Pour répondre à la demande des jeunes qui désirent une formation différenciée avant la fin de la scolarité obligatoire deux types de formation pourront leur être proposés :
- les modules de découverte professionnelle 6 heures en classe de 3ème dans les lycées professionnels : l’accompagnement et la formation des équipes pédagogiques doivent faire l’objet d’une attention soutenue des personnels d’encadrement et des corps d’inspection de façon à générer des pratiques conformes à l’esprit de ce dispositif. Les textes de référence ainsi que des ressources nationales (documents d’accompagnement, vademecum, exemples de mise en œuvre téléchargeables à l’adresse suivante http://eduscol.education.fr/D0072/dp_accueil.htm)sont mis à disposition des enseignants ;
- la formation d’apprenti junior, définie à l’article L. 337-3 du code de l’éducation, dans les lycées professionnels et les centres de formation d’apprentis : les formations d’apprenti junior seront développées pour permettre de satisfaire la demande des jeunes et des familles qui s’exprime auprès des collèges. La mise en œuvre de ces formations s’appuiera sur le décret et la circulaire parus dans l’encart n° 27 du BO du 6 juillet 2006 et sur le « guide pédagogique de la formation d’apprenti junior » téléchargeable sur le site : http://eduscol.education.fr/apprentijunior/ .
Concernant les classes préparatoires à l’apprentissage, la circulaire n° 2006-108 parue au BO n° 27 du 6 juillet 2006 a prévu leur transformation en formations d’apprenti junior. Cet objectif sera poursuivi. Toutefois, en cas de difficultés pour réaliser cette transformation dès la rentrée 2007, elles pourront être maintenues à titre transitoire pendant l’année 2007-2008.
Les recteurs veilleront à ce que les enseignements qui y sont dispensés intègrent les objectifs du socle commun de connaissances et de compétences prévu à l’article L. 122-1-1 du code de l’éducation, qui s’impose désormais à toutes les formations accueillant des élèves relevant de la scolarité obligatoire.
• Adapter l’offre de formation
Afin de répondre aux préoccupations liées à la construction de l’offre de formation dans le cadre du plan régional de développement des formations professionnelles, les travaux conduits sur les diplômes professionnels font l’objet d’une programmation sur trois années. Un document a été adressé aux recteurs d’académie au cours du dernier trimestre de l’année civile 2006 : il présente les objectifs des travaux conduits du niveau V au niveau III et s’accompagne de la liste des diplômes dont la mise en œuvre est prévue aux rentrées scolaires 2007 et 2008. L’annexe 3 à la présente circulaire indique les diplômes sur lesquels des analyses sont conduites en vue d’une rénovation ou d’une suppression.
Pour la rentrée scolaire 2007, une attention particulière doit être portée à des rénovations de diplômes (première session d’examen en 2009) qui concernent des flux importants : CAP pâtissier, CAP conduite routière et CAP du secteur de la carrosserie, BEP maintenance des systèmes mécaniques automatisés, BEP bois et matériaux associés et fusion des BEP électronique et installateur conseil en équipements du foyer.
La rénovation des baccalauréats professionnels se poursuit : le baccalauréat professionnel construction bâtiment gros œuvre est rénové et la création du baccalauréat professionnel géo mètre topographe permet l’abrogation du brevet de technicien géomètre topographe.
S’agissant des brevets de technicien supérieur, il est à noter la création d’un BTS dans le secteur sanitaire et social en continuité avec la rénovation de la série technologique ST2S, et la rénovation des BTS assurance et commerce international.
L’offre de formation doit s’adapter résolument pour élever le niveau de qualification.
Dans l’attente d’une rénovation des enseignements qui repose sur un continuum entre BEP et baccalauréat professionnel, il convient de favoriser la poursuite d’étude des titulaires d’un BEP qui reste actuellement inférieure à 50%.
Corrélativement, l’objectif de faire disparaître les sorties sans qualification doit demeurer une préoccupation permanente du système éducatif et figurer dans les projets des académies et des établissements. Un des principaux indicateurs de performance inscrits en loi de finances est celui de la réduction du taux des sorties aux niveaux VI et V bis, il s’agit de le diminuer de moitié d’ici à 2010. L’échec scolaire sera donc combattu sans relâche. Une attention plus soutenue à chaque élève, à ses atouts et à ses difficultés donnera à chacun les moyens de faire sienne l’ambition commune.
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