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Les classes à plusieurs niveaux |
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Merci pour la création de ce site fort intéressant qui permet de communiquer, d'échanger, de se remettre en question, nous les enseignants ! Le double niveau qui m'est confié GS-CP est très positif pour l'apprentissage de la lecture au CP.
L'activité : Langue orale est commune aux deux cours : « Apprendre à bien parler avant de se lancer dans la lecture ! », L'heure du conte, celle de l'Éducation musicale, de la Relaxation, de la Phonologie développent l'Écoute de soi et de l'autre ! L'élève se recentre, se relaxe, chacun va s'exprimer avec ses mots quand il a la parole. Tous sont acteurs, ils se regardent, s'écoutent, apprennent en formulant des hypothèses, en échangeant.
Pour le vivre depuis de nombreuses années, je suis en fin de carrière (j'ai 59 ans), je peux assurer de la réussite pédagogique de ce double niveau. Évidemment la méthode de Lecture doit être adaptée au groupe-classe, en fonction de l'intérêt des enfants, de leurs motivations ! Les pistes doivent être variées et comme le souligne le Ministre il faut lire-écrire ! Personnellement pendant trente ans, j'ai accompagné des stagiaires, je leur disais toujours : « Dire, Lire, Écrire ».
À quelque temps de la retraite, je dois reconnaître que rares sont les élèves qui ne savent pas lire en fin de CP ( je n'ai pas besoin des doigts d'une main) : les trois ou quatre concernés savent déchiffrer et à Noël en CE1, ils parviennent à la Lecture compréhension. C'est la raison pour laquelle je crois en tout apprenant s'il est acteur de son apprentissage !
Quel beau métier, chaque jour nous réserve tant de satisfactions ! Certes il ne faut pas nier la fatigue que nous ressentons chaque soir ! Le temps de recherche, de préparation est lourd physiquement ! L'élève de CP, en pleine croissance est aussi épuisé après une journée scolaire. Les temps de recentrage, de relaxation, sont pourtant vécus entre chaque activité, dans ma classe ! La journée de classe commence à 8h : garderie, la cantine, la garderie ou étude le soir jusqu'à 18h ! Comment voulez-vous que nos Petits ne soient pas éreintés en fin de journée ?
Annick
1er octobre 2003
Je trouve votre point de vue extrêmement juste.
Les classes à double ou triple niveau sont bénéfiques au plus haut point pour les enfants. Je suis dans ma quatrième année d'exercice et ma première expérience d'enseignement a été une classe unique. J'en garde un souvenir très ému. Certes, le travail demandé à l'enseignant est colossal, mais quelle ambiance de classe ! Quel soutien entre les élèves et quelle joie d'aller en classe chaque matin !
Cécile Bocquet
21 février 2004
La richesse de l'expérience des cours doubles est certes motivante et avantageuse pour les élèves. Mais le travail colossal que vous décrivez serait plus au profit des enfants si les effectifs de ces cours doubles ne montaient pas parfois à 26 élèves. Et si les collègues comprenaient que ces cours doubles ne sont pas des échappatoires à l'impossibilité du redoublement du CP et le moyen pour certains de se débarrasser des enfants « problématiques » à leur yeux.
Expérience personnelle : poste avec 13 CP de compétences variées et de 13 CE1 ne savant pas déchiffrer. Ceci malgré les cours simples à 25 élèves ! Un code déontologique serait le bienvenu. Merci pour les débutants qui enseigne depuis deux ans !
Mme Rinsma
5 octobre 2004
Je suis d'accord avec Mme Rinsma : il faudrait élaborer un code déontologique pour les enseignants... et le respecter.
Je suis moi-même enseignant en cours double depuis 4 ans (je n'ai que 6 ans d'ancienneté dans le métier !). Lorsque j'assiste aux conseils des maîtres pour la constitution des classes (quelles que soient les écoles), j'ai très rarement l'occasion d'entendre parler de l'intérêt des enfants, j'ai plutôt l'impression d'assister à une foire aux bestiaux (pardonnez-moi l'expression mais je l'ai entendue de mes oreilles). La seule chose qui semble importante, c'est l'année que va passer l'enseignant... Même si ce n'est pas totalement négligeable, cela ne devrait pas, à mon sens, prévaloir. Quand on voit des CP à 19 et des CP/CE1 à 20... avec en prime, certains élèves au comportement ingérable, il y a de quoi se poser des questions sur ce qui motive certains « maîtres ». Et ce n'est malheureusement pas le cas d'une école isolée. Je n'aborde même pas la question de ce que perçoivent les parents de l'extérieur. Pour qui passons-nous ? Des professionnels consciencieux... ? J'en doute.
Cela en dit long sur l'ambiance de travail dans l'école... Inutile de parler de mutualisation des ressources !!! La seule chose que l'on partage, c'est le service.
Pour le moment, je dois dire que je n'ai pas eu l'occasion de travailler avec des collègues suffisamment motivés pour s'impliquer vraiment dans leur mission d'enseignement. Peut-être ai-je joué de malchance ?
C'est dommage car je pense que, malgré ces expériences décevantes, les cours multi-niveaux, lorsqu'ils sont faits consciencieusement, avec toute la réflexion pédagogique que cela sous-entend, sont très enrichissants pour tout le monde, enfants et adultes.
Pardonnez ces crises d'acidité... C'est un problème de digestion.
Je garde quand même espoir car notre métier est vraiment passionnant.
Cordialement.
Jean-Christophe Finidori
15 février 2005
Bonjour à tous,
Les classes à plusieurs niveaux, c'est toujours là où j'y ai pris le plus grand plaisir pédagogique. Dans mon début de carrière, j'ai même eu une classe à quasiment 35 élèves, des 2 ans jusqu'au CP inclus, et je ne suis pas si vieille.
Ce qui se passe dans ces classes à plusieurs niveaux est unique pour tout le monde : enfants, enseignant et parents. La pédagogie que l'on y met en place est intéressante et motivante, proche de l'enfant.
Et puis les enseignants qui ont un « seul » niveau, soit entendu une même classe d'âge, auraient-ils des enfants formatés à niveau de compétences égal pour tous et degré d'avancement dans les apprentissages unique ?
À titre indicatif, dans notre école maternelle, nous avons avec une collègue, par choix pédagogique, chacune une classe de petite section/grande section de maternelle avec autant d'élèves que dans les cours simples et on aime ça. Quant aux enfants, ils créent entre eux des liens forts.
Bonne continuation pédagogique.
Sylvie Laude de Haut, enseignante en PS/GS à Bruges,
dans la communauté urbaine de Bordeaux (Gironde)
20 mars 2005
Pour moi, les classes à plusieurs niveaux, ça a d'abord été 28 GS-CP-CE1, 29 CE2-CM1-CM1… Alors le bénéfice pour les enfants.... Cette année 20 GS-CP : le rêve ! Alors oui au double niveau GS-CP, mais pas trop chargé. Quand au triple niveau surchargé, désolée je n'y arrive pas. Qui a des idées ?
Valérie (Savoie), École élémentaire La Motte-en-Bauges
30 janvier 2006
Pour réduire les classes à plusieurs niveaux, il faut regrouper les petites écoles dans des écoles de canton plus importantes et plus fonctionnelles. Ce qu'il faut faire comprendre à tous (les parents, les élus), c'est que dans une classe à un seul niveau, il faut déjà faire de la différenciation si l'on désire faire du bon travail. Cela me semble déjà assez complexe.
Dominique Boyer, IEN (La Rochelle)
8 mars 2006
Bonjour,
J'envisage de prendre une classe de GS-CP l'année prochaine. Mais je serai à mi-temps. Cette organisation en CP, particulièrement dans le domaine de la langue, ne me paraît pas évidente. Si certains enseignants étaient dans la même situation et pouvaient m'expliquer comment ils s'organisent au niveau de la répartition des jours et des matières, je leur en serais très reconnaissante !
Y a-t-il des témoignages d'enseignants de GS-CP à mi-temps ?
Merci d'avance.
Sylvie Leray
10 mars 2006
Bonsoir,
J'ai trouvé ce site fort intéressant et, à mon tour, je lance un appel à témoin : qui a déjà eu l'expérience d'un double niveau PS/GS ? Nous en débattons actuellement au sein de mon école mais nous n'avons pas beaucoup d'information à ce sujet... Alors merci de me répondre et de me faire partager vos expériences et vos témoignages.
Céline Luneau (Orly 94)
31 mai 2006
Bonsoir,
Je suis enseignante en GS/CP à mi-temps et je m'occupe plus particulièrement de la maîtrise de la langue et du vivre ensemble ; ma collègue se charge des maths et de la découverte du monde. Je travaille deux matinées et une journée complète. C'est très intéressant, même si les matinées sont bien chargées et si je cours souvent après le temps...
Mes enfants ont fait cette année l'expérience d'une classe de PS/GS. Les GS (19) ont materné les PS (1 à la rentrée, puis 3 après la Toussaint...). Après Pâques, avec une douzaine de PS, c'était moins facile à gérer pour l'enseignante. Elle avait l'impression de n'avoir pas assez de temps pour se consacrer vraiment aux PS... Et pourtant ma petite a appris plein de choses et a beaucoup grandi... (Merci Marie !)
Carine (29)
24 août 2006
Bonsoir,
Je suis la maman d’un enfant de 6 ans et demi qui vient de rentrer en CE1. Ce soir, dans le cahier de liaison, un courrier m’annonçait que, suite au nombre d’inscriptions, l’école créait une classe à double niveau CP-CE1 et y affectait mon fils. Je lui en ai parlé et il a vraiment l’impression de régresser (pas avec les petits !). Le CP s’est bien passé. À Noël, il savait lire correctement, sans hacher les mots. Je ne sais quoi penser du double niveau : est-ce avantageux pour un CE1 ? J’aimerais l’avis d’un enseignant. Merci.
Mme Cathary
8 septembre 2006
Ma fille entre en grande section dans une classe double PS et GS. Je comprends les avantages pour les petits d'être chaperonnés par des grands mais crains le handicap que cela constitue pour les grands.
Dans mon cas, les grands ont été sélectionnés pour leur autonomie qu'ils ne feront que conserver pendant cette année puisqu'ils le sont déjà !
Sur le plan humain, ils développeront leur solidarité envers les petits et leur capacité à pouponner. Est-ce bien là le rôle de l'école ? Enfin, ils ont le même programme que les autres grands certes, mais seront en permanence pénalisés par l'attention que demandent les petits.
J'en veux pour preuve que sa sœur jumelle, qui est dans une classe simple, a déjà réalisé bien plus d'exercices que celle-ci. En bref mon sentiment est que ce sont de bons élèves que l'on freine dans leur progression.
Votre avis m'intéresse et surtout celui des enseignants qui pourraient me rassurer !
Erika Pharisien
31 août 2007
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