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Comment faire face à ces difficultés ? |
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Dans l'atelier, vous apportez des solutions contre l'illettrisme au niveau grande section ou CP. Mais comment faire face aux difficultés d'un élève non-lecteur en classe de 4e SEGPA qui sait à peine déchiffrer (avec la méthode des signes)?
Sabine Perek
30 octobre 2003
Des listes ! Des listes... mais que fait-on avec un élève de 1e année de CAP qui ne déchiffre pas ? Je suis certifiée en Lettres (donc bien démunie) et je ne trouve pas de « méthode » adaptée à un jeune adulte, et pourtant j'ai cherché ! En existe-t-il ?
J. Cotte
4 décembre 2004
Je suis maman d'une élève qui est en 2e année de CAP vente et qui a des difficultés de compréhension. Elle a du mal à comprendre les consignes demandées par les professeurs. Comment l'aider ? Vers qui s'orienter ?
Elle passe son CAP cette année et elle commence à stresser de peur de ne pas réussir.
Merci de me répondre : sy-nakache@voila.fr.
Sylvie Nakache
30 janvier 2005
La méthode la plus simple est l'inventivité de l'intervenant. La base pour moi est d'aider le lecteur à réaliser qu'il « sait »... Par exemple pour un tout-petit, quand la voiture dans laquelle il se trouve s'arrête au stop, lui demander de lire le panneau... Dialogue : - Je ne sais pas... - Si tu sais - Non - Tu sauras la prochaine fois... Et la fois suivante, devant le panneau stop, on recommence... Autant de fois, jusqu'à la bonne réponse étonnée du « lecteur ».
J'ai appris à lire à mes 4 enfants (des ados aujourd'hui qui aiment lire) et j'ai constaté qu'ils faisaient eux-mêmes leurs propres déductions (ex. : oin ou aient). J'ai travaillé avec des adultes illettrés dont la langue maternelle n'est pas le français. J'ai appliqué la même technique : on ne sait pas qu'on sait, et tout doucement, en s'appuyant sur les bases connues (mais sûres !), l'élève prend confiance en sa propre capacité de déduction et, en y ajoutant quelques clés quand ça « coince », les progrès sont rapides. Tout élève est intelligent, mais pas nécessairement assuré de l'être.
Marie Geoffroy
11 mai 2005
Je suis professeur principal d'une classe de 6e. Dès le début d'année, j'ai repéré un élève non lecteur et je pensais qu'il serait pris en charge. Il a bénéficié d'une à deux heures de soutien, mais il semblerait que ce ne soit pas suffisant. Que faire ? Ses parents étant eux-mêmes non lecteurs sont démunis ! Se pose la question de l'orientation. Je ne pense pas qu'un redoublement soit adapté, mais doit-on le faire passer en 5e faute de structure adaptée ? Puis en 4e et enfin en 3e pour s'en débarrasser le plus vite possible ?
La SEGPA ne le prendra pas faute de place, il devait déjà être pris en 6e, de plus il doit être lecteur ! En UPI ? Il n'est pas handicapé ! Il a passé des tests qui sont bien-sûr très faibles. Doit-on le garder dans une structure générale bien qu'il ne suive pas et risque de devenir agressif ? Merci de me répondre.
Armelle Luneau
2 avril 2006
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