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Lecture lente et décryptage |
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Depuis le CP, Pierre comprend bien ce qu'il lit mais va lentement et décrypte plus qu'il ne lit. Je pensais pouvoir récupérer ce retard de rapidité en le faisant lire très très régulièrement. Or, Pierre est maintenant au CM2 et cela devient pour lui un handicap sérieux. En effet, les exercices où l'on demande des questions sur un texte ne sont jamais finis car il n'arrive pas à lire le texte jusqu'au bout.
Actuellement dans une phase de découragement, nous souhaiterions des conseils d'enfants, de parents, d'enseignants qui ont rencontré des problèmes similaires.
Merci.
Catherine Dupont
27 janvier 2005
Mon fils est lui aussi dyslexique. Malheureusement, l'école ne s’en était pas rendue compte, je l’ai moi-même remarqué et ai demandé conseil à une orthophoniste qui m’a confirmée sa dyslexie. Actuellement, il est toujours suivi par l'orthophoniste et son professeur l'a beaucoup aidé sous tout point de vue. Il est loin d'être sorti d'affaire, mais il a fait de très gros progrès. Maintenant, même si c'est encore dur pour lui, mon fils cherche à lire. Mais je crois que le fait d'avoir un professeur qui le comprenne l’a beaucoup rassuré et lui a donné confiance en lui.
Je suis de tout cœur avec vous et vous souhaite bonne chance car la route est longue. Mais dites-vous que rien n'est perdu : expliquez-lui que la lecture lui permet de lire les panneaux au cas où il se perdrait ou bien de lire un programme (de cinéma, de télévision, etc.) pour choisir ce qui pourrait l’intéresser.
Et puis être dyslexique n'est pas la fin du monde : la dyslexie n’a pas empêché de grands hommes atteints par ce problème, tels que le peintre Pablo Picasso ou le grand savant Einstein, de réussir.
Catherine de Leeuw
27 février 2005
Actuellement en CE2, notre fille aînée a des résultats scolaires moyens au vu de l'investissement fourni. Elle a eu de grosses difficultés pour acquérir la lecture, qui à présent est bien meilleure. Elle est suivie depuis un an et demi par une orthophoniste, cela l'a beaucoup aidée. Mais ce n'est pas facile, en tant qu'enfant et parents, d'accepter les difficultés de son enfant, difficultés qui se répercutent dans d'autres matières. Sa dysorthographie lui enlève des points sans cesse... Nous suivons énormément son travail à la maison, mais cela n'est pas simple et n'a pas l'air de « payer » beaucoup. Elle stresse énormément en période d'évaluation... Que faire ?
Laurent Grange
19 mars 2005
Pouvez-vous nous préciser dans quelle(s) matière(s) votre fille perd des points en raison de ses erreurs d'orthographe ? En avez-vous parlé à l'enseignant de votre enfant ?
Michel Peltier (CNDP)
22 mars 2005
Bonjour,
Je suis la maman d'un petit Loïc qui vient de fêter ses 8 ans (en avril 2005), il est en CE1 et n'arrive toujours pas à lire.
Il est suivi par une orthophoniste depuis quelques mois, qui cherche à savoir comment il « fonctionne » avant d'aborder avec lui les séances de travail.
Je suis également allée vers un CDOT (centre de détection, d'orientation et de traitement) mais les rendez-vous sont espacés de un, voire deux mois, puisque nous en sommes encore aux tests de diagnostic, les séances chez un psychologue risquent de ne pas avoir lieu avant la fin de l'année (prochain rendez-vous pour le résultat des tests fin mai !!).
L'instituteur ne sait plus comment s'y prendre.
Loïc segmente toujours ses mots, il arrive parfois à lire sans trop de difficultés et le lendemain tout est à reprendre à zéro. Hier il n'a pas su lire « été » alors que cela ne lui posait pas de difficultés il y a quelques semaines !! Quand il arrive à déchiffrer un mot, s'il le rencontre trois lignes plus tard, il ne s'en souvient plus et recommence son déchiffrage.
Je suis perdue, il est plein de bonne volonté et aborde ses devoirs, si ce n'est avec enthousiasme, sans rechigner non plus.
Je ne sais plus quoi faire pour l'aider. Merci de me conseiller.
Pascale Courtecuisse (Picardie)
15 avril 2005
Réaction au message de Catherine de Leeuw (27 février 2005) :
Votre témoignage est intéressant mais croyez-vous que la raison venait d'un manque de confiance en soi ? D'après ce que vous dites, la dyslexie semble être liée à un problème psychologique ou bien même à un problème de comportement ? S'il suffit de changer de professeur pour aider un enfant dyslexique, il faudrait permettre aux enfants de choisir leur professeur !!! Or, ce n'est pas toujours possible. Heureusement, vous avez trouvé la solution pour votre enfant. Votre témoignage prouve qu'il est possible d'aider un enfant dyslexique !!! C'est une belle victoire pour une maman !!! Pouvez-vous m'expliquer ce que faisait le professeur pour avoir réussi à aider votre enfant ??
Christine Guitard, professeur des écoles
27 juillet 2005
Bonjour,
Je suis la maman d'une petite fille Anne-Laure. Elle a redoublé son CP, elle va avoir 8 ans et n'arrive pas à lire. Je ne sais plus quoi faire pour l'aider, elle est en échec scolaire par rapport à ça. Nous avons essayé des séances chez une orthophoniste mais rien n’a changé. Je l'adore et je suis malheureuse. Comment l'aider ?
Brigitte Rassel (54)
16 septembre 2005
Mon fils Alexis, 8 ans et demi, est en classe de CE2. Vers le milieu du CP, lors du passage à l'écriture, je voyais que quelque chose n'allait pas : chiffres à l'envers, confusion de son (C/G), inversions, répétitions, problèmes avec le temps et l'espace... Après rendez-vous avec sa maîtresse, on a fait faire un bilan par une psychomotricienne qui n'a rien donné de particulier (elle travaille un peu la concentration). L’année de CE1 : l'horreur ! La maîtresse pense que mon fils se moque d'elle, fait exprès d'aller lentement, ne met aucune bonne volonté et ne se prive pas de lui dire ! Je décide de trouver une orthophoniste pour un bilan pensant, après lecture des symptômes sur internet, à la dyslexie : trop de choses correspondent. Après ce bilan, l’orthophoniste relève bien les inversions, répétitions... mais ne met pas le mot « dyslexie » sur son bilan (pas assez précis je pense, mais c'est la première personne qui nous aide à raison d’une séance d'une demi-heure par semaine). Alexis rentre de l'école dégoûté en disant de sa maîtresse « je la déteste... » ; aucun dialogue n'est possible avec elle. Je prends rendez-vous avec la responsable de l'établissement à qui je montre le bilan orthophonique sur lequel figure les difficultés de mon fils ; celle-ci me dit que le bilan n'est pas assez précis (mais ne m'en propose pas !), que je suis trop stressée et sur le « dos de mon fils » ! C'est tout juste si je n'ai pas besoin d'une psychologue ! Il est vrai que je m'énerve à ramer toute seule !
Durant l’année de CE2, je ne lâche pas le morceau, j'aide régulièrement mon fils pour ses devoirs : répétitions, trucs mnémotechniques, livres cassettes pour lui donner le goût de la lecture (c’est efficace car il lit lentement mais à peu près correctement), vérification des cahiers, affichage de règles, tableaux... Je prends rendez-vous avec la maîtresse non sans appréhension, et là merveille : je rencontre une enseignante ouverte, qui me dit clairement que mon fils a des problèmes de dyslexie. Le Rased étant débordé, elle pense pouvoir le gérer, constate qu'il a fait des progrès depuis le début de l'année en écriture (il arrive en effet à copier les leçons de géographie, de poésie... même s’il fait encore beaucoup de fautes et que ce n’est pas très bien présenté, il faut parfois qu'il recommence avant d'aller en récréation, ce qui n'était pas le cas au début de l'année où il restait pour finir), qu’il doit être bien cadré, constate qu'il participe : elle est contente de son travail. On fera le point toutes les deux, une fois par trimestre. Je vois la vie en rose ! Mais je m'inquiète un peu pour l'avenir, on va dépendre des institutrices (une année bien, une année mal ?). Il faudrait peut-être que je fasse un bilan plus complet dans un centre de référence et que la dyslexie soit clairement posée. Qu'en pensez-vous ?
Le test de dépistage de dyslexie en fin de maternelle n'avait rien montré, mais je pense qu'il avait été réalisé beaucoup trop tôt. Les difficultés ont commencé vers le milieu du CP avec le passage à l'écriture (en revanche, il se débrouille très bien à l'oral).
Francine Manceau
18 novembre 2005
Bonjour,
Je me permets de vous écrire car je suis papa d'un petit garçon de 9 ans, Tanguy, qui a d'énormes problèmes de lecture. Car, à ce jour, il ne sait pratiquement pas lire. Il est pourtant dans une école spécialisée dans le 94, pas forcément pour la lecture mais je me rends compte qu'il perd énormément de temps. Aucune explication ne m'est donnée !
J'essaye de l'aider du mieux que je peux mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Je pense qu'à ce jour la situation est urgente et je suis vraiment dans le désespoir. Pouvez-vous m'aider ? Dans l'attente, je vous remercie de m'avoir lu.
Pascal Landour (Pantin)
3 janvier 2006
Bonjour à tous,
Déjà de vous lire, cela me fait beaucoup de bien. Enfin des êtres qui me comprennent. J’ai un gamin Léo, 16 ans, qui est en 3e. Il a une dyslexie sévère. L’éducation spécialisée – alors que j’étais d’accord pour qu’il soit un peu protégé, reconnu, qu’on ait le temps – n’est pas possible. Le môme est brillant, précoce et leurs places sont limitées. Le cursus classique n’est pas possible non plus. Ne pas savoir écrire en 3e avec l’épreuve du brevet des collèges, c’est inconcevable.
Le PAI (plan d'accueil individualisé), où Léo est scolarisé, ne sert strictement à rien. Léo a bénéficié d’un ordinateur portable, outil pourtant très intéressant pour ses mômes.
Dans notre foyer, je me suis permis de m’arrêter de travailler pendant deux ans pour prendre en charge Léo. On a réussi à lui apprendre à lire, mais pas le goût de la lecture puisque ça reste un effort et non un plaisir. J’ai adapté au jour le jour la méthode, mais maintenant Léo a 16 ans et le plaisir qu’on a pu avoir à être ensemble – même si ce n’était pas facile à 16 ans – ne fonctionne plus. On aurait pu faire l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en même temps, mais il y avait tellement de boulot qu’on s’est débrouillé comme ça.
Le bilan, c’est l’incompréhension de l’handicap par les enseignants et la nécessité d’avoir des structures adaptées pour ces élèves.
Mme Mace
21 février 2006
Bonjour,
Il se trouve que mon enfant a quelques difficultés pour lire. De temps en temps, il inverse les syllabes, des fois non. Il se trouve en CP. J'aurais voulu savoir si des bilans sont faits par la maîtresse de CP et avec quelle fréquence. Et je trouve ça bizarre qu'elle ne me dise pas que Romain a quelques difficultés en lecture et qu’elle ne me propose pas par exemple de le faire lire un peu plus.
Que dois-je faire ? Le faire lire plus ? Attendre que la maîtresse me dise quelque chose ou prendre les devants et lui poser la question ? Merci beaucoup.
Frédéric Lesourd
7 mars 2006
Bonjour,
Je suis maman d'une enfant de 7 ans. Elle est entrée dans la lecture tout à fait normalement et avec plaisir. Cette année, elle a changé de maîtresse et la méthode n'est plus la même : en début d'année, ils ont appris à lire les mots en entier, de façon globale, un peu comme du par cœur, puis là, la maîtresse leur demande de lire des textes plus compliqués. Ma fille a de grosses difficultés à lire ces textes, elle survole les mots et les devine plus qu'elle ne les lit. Elle refuse de décomposer en syllabes les mots compliqués. Elle n'ouvre plus le livre à la maison ; son désintérêt et sa difficulté dans la lecture m'inquiète beaucoup. Que puis-je faire pour l'aider ?
En vous remerciant par avance de l'intérêt que vous porterez à mon couriel.
Agnès Guillemin
13 mars 2006
J'ai un garçon de bientôt 9 ans (né en mai 1997), qui sait à peu près déchiffrer (la lecture pour lui est une punition depuis le CP dès qu'il doit l'aborder). Je me demande s’il comprend ce qu'il lit. La phrase en cours oui, mais après il a oublié. Pour nous ses parents, la méthode globale lui a fait beaucoup de mal, nous avons repris à la maison avec la méthode syllabique et aujourd'hui lorsqu'il lit, il se trompe sur un mot ; si on ne lui dit rien, il va passer ou se corriger seul (mais cela n'est pas systématique) ; si on lui dit non, il reprend le mot correctement.
Lorsqu'il est face à un livre (si je ne suis pas à ces côtés), je me demande vraiment s’il le lit, souvent il commence puis s'arrête très rapidement. Que nous conseillez-vous ? Il déchiffre sans arrêt et cela me stresse, il doit le ressentir. C'est pour cela que j'ai fait appel à l'aide d'une orthophoniste depuis le mois de juin dernier et que depuis le mois de septembre je me fais aider deux fois par semaine par une aide extérieure (il est content de s'y rendre). Le problème est qu'avec la dame, lorsqu'il a décidé de travailler, cela se passe bien, mais ce n'est pas toujours le cas. Je n'arrive pas à lui faire comprendre que la lecture est quelque chose qui lui servira toute la vie et que, pour pouvoir faire un travail qui lui permettra de s'épanouir, il faut qu'il travaille à l'école.
Nous le faisons lire le plus possible, mais doit-on avoir une autre démarche ?
Au niveau scolaire, cela commence à le pénaliser fortement, car malheureusement il ne comprend pas tout ce qu'il lit, donc il ne peut pas réaliser les consignes réclamées.
S'il vous plait, vous serait-il possible de m'indiquer où je peux me procurer le programme de CE2 et des fiches d'évaluations, pour nous permettre de voir ce qu'il a acquis et nous faire ressortir ses difficultés pour que nous puissions l'aider ? Merci d'avance.
Geneviève Soutif (Essonne)
23 avril 2006
Martin est comme Léo : en 3e, il ne sait pas écrire, aucun PAI (plan d’aide individualisée) n'a été mis en place, cela fait un mois que j'essaie d'avoir un rendez-vous avec le médecin scolaire. Cette année, j'ai passé ma vie sur la route pour lui, orthophoniste, orthoptiste, ophtalmo, orthodontiste, ostéopathe, on a eu besoin de tous les O pour aider le bonhomme. Heureusement que je ne travaillais pas. Comme Léo, il est intelligent et passionné mais pour le faire passer au lycée, je sens qu'on va bien s'amuser. J'oubliais, Martin est cultivé. Arte, France 5, C'est pas sorcier, Thalassa... c'est de l'oral et ça cultive. Pour la lecture, Hemingway, Verne, Steinbeck, etc. C'est moi qui ai lu pour lui, il n'y a pas de honte à ça même au collège, il suffit de se dire qu'on partage notre lecture comme dans le temps. Pour les langues, au panier les faits de langues comme la grammaire, les verbes... Préférez les méthodes basées uniquement sur l'écoute et la répétition avec traduction instantanée pour que le bonhomme n'ait pas à chercher 3 heures la signification d'un mot.
Marie Rémi
9 mai 2006
Bonjour,
Je réagis au message de Pascale Courtecuisse de Picardie. Mon fils est dans le même cas puisqu'en fin de CP il ne sait toujours pas lire, aucune mémoire à court terme etc. Nous allons voir depuis octobre une orthophoniste et, depuis février, un psychomotricien mais rien ne s'arrange, on ne sait plus vers qui se tourner pour savoir ce qu'a notre fils et comment on peut l'en sortir et pour couronner le tout : la maîtresse ne semble pas concernée.
Si vous avez déjà vécu cela et avez trouvé la solution miracle surtout dites-le moi ! Merci.
Isabelle Leprince, Cagnes-sur-mer
28 mai 2006
Bonjour
Je suis de l’Ile Maurice. Mon fils est en CP. Nous sommes à la fin de l'année scolaire, il connaît ses syllabes par cœur mais il n’arrive pas à les décoder ni à les mémoriser. Je suis très inquiète. Merci de bien vouloir me répondre. Voici mon mail : clara.raousing@ubpgroup.com.
Je dois dire qu’il est grand frère depuis 9 mois.
Clara Raousing
2 juin 2006
Il ne faut pas se décourager devant un enfant à problèmes !!! La lecture est un problème pour tous les enfants et de tous les âges. J’ai enseigné en première année avec une moyenne de 28 élèves. J’ai surtout travaillé par groupes, avec fiches et feuilles photocopiées et chaque année j’ai connu des problèmes qu’il fallait résoudre pour le 30 juin. Aujourd’hui, nous coupons notre étude par la classe de mer, classe de neige, échange scolaire, classe verte, etc. Je ne critique rien puisque je partais chaque mois en vadrouille pour un nouveau centre d’intérêt scolaire. Mais le malheur est que nos petits ont toujours le même programme et beaucoup moins d’heures pour enregistrer la matière. Les distractions sont nombreuses et le choix est vite fait pour un enfant : j’étudierai ce soir ???? Le soir, il est fatigué et la matière ne peut pas s’enregistrer facilement dans ces conditions !
L’école est un sujet prioritaire pour un enfant, accordez-lui beaucoup d’attention !!!! C’est fatiguant de suivre les études de ses enfants parce que vous, les parents, vous travaillez tard et accusez une fatigue aussi.
Un regard, même de quelques minutes, encourage le môme qui doit apprendre pour la vie.
N’hésitez pas de solliciter des exercices auprès du professeur pour améliorer le niveau de votre petit. Le prof a de la documentation pour vous aider et les photocopieurs existent pour tout le monde.
Une autre solution : cherchez quelqu’un qui a de la patience, du temps à consacrer et beaucoup de bonheur à faire travailler votre enfant à votre place !!!!! C’est le 11e enfant que je récupère et de façon bénévole pour garder ma liberté surtout. Je suis toujours là bien que ce dernier est une fameuse tête mais adorable et très attachant. Le premier que j’ai récupéré vient toujours me dire bonjour, il a aujourd’hui 37 ans.
Une dernière chose : il existe des écoles d’aide aux devoirs ????? J’habite un village et nous avons ce genre d’activité. Je n’y travaille pas pour une raison de santé et je prends un enfant à la fois à mon domicile.
Gérard Michel Laruelle
25 juin 2006
Mon petit neveu Hugo vient d'avoir 8 ans. Il rencontre, lui aussi, des difficultés pour la lecture : il est dyslexique et dyscalculique. Ses parents le soutiennent depuis toujours. Il est suivi par un orthophoniste, mais je pense qu'à l’école les enseignants ne réagissent pas comme il faudrait, je pense qu'ils font un peu semblant. Ce pauvre petit est bien conscient de ses difficultés, il est vraiment volontaire, veut vraiment y arriver, c'est un enfant formidable, moi je l'adore, il progresse tous les jours. Et à chaque fois je ne manque pas de l'encourager car bientôt, quand il saura lire, il va en faire taire quelques uns, j'en suis sûre, car il est très intelligent. Je voudrais l'aider, en tout cas j'essaie en étant toujours à son écoute. Je sais que tous les parents qui rencontrent ces difficultés avec leurs enfants en souffrent autant qu'eux mais c'est un peu un tabou, on ne peut pas en parler à tout le monde. Je souhaite bon courage à tous ces parents et j'attends vos réactions et vos conseils. Cordialement.
Martine
30 août 2006
Bonjour,
Je viens de trouver votre site. J’ai moi-même un enfant âgé de 16 ans qui est dysphasique. Nous avons dû nous battre tous seuls pour essayer que notre fils puisse avoir une scolarisation la plus adaptée possible, chose très difficile qui a engendré un trouble du comportement à force de ne pas être compris. Nous avons dû le mettre en Belgique dans un institut à plus de 300 km de chez nous. Nous avons passé des moments très difficiles. Mon fils n’a plus l’âge d’être scolarisé et il n’existe aucune structure pour l’accueillir. Nous faisons tout à domicile pour qu’il puisse encore progresser et à chaque fois tout le monde se rejette la balle mais la question reste toujours la même : que va-t-il devenir ? L’éducation nationale ne fait pas grand chose pour les enfants en grand échec scolaire et les instituteurs ne sont pas assez formés. Mon fils lit comme un enfant de CP : problème de compréhension, le calcul et la prononciation ne sont pas toujours corrects. Je me bats depuis qu’il a l’âge de 5 ans. Si d’autres parents se trouvent dans ma situation, merci de bien vouloir m’en faire part. Je vous souhaite bon courage à tous et surtout continuez à vous battre.
Yolande Smolander, Calais
30 septembre 2006
Bonjour,
Nous sommes nous aussi des parents inquiets pour notre fils de 9 ans pénalisé dans toutes les matières à cause de son handicap en lecture. Ce n'est pas par manque de volonté, cela est certain. Il suit un enseignement normal, dans une école privée (choix du privé suite à ses difficultés). Nous avons choisi de lui faire redoubler son CP ; il est actuellement en CE2.
Son papa a lui aussi des difficultés au niveau de la lecture et de l'orthographe, avec très peu d'aide au cours de son enfance, juste des séances d’orthophonie ; de même pour son oncle du côté maternel et un cousin du côté paternel (12 ans de suivi orthophonique). Aujourd'hui, ils ont tous un travail et une vie de famille.
Des tensions sont parfois fortes dans notre couple sur la façon d'aider notre fils à faire ses devoirs, car nous n'avons pas la même vision. Et nous ne devons pas oublier notre fille de 7 ans, qui n'a pas de souci aujourd'hui mais qui a aussi besoin de nous.
Nous avons commencé dès l'âge de 4 ans à faire les démarches vers des spécialistes : psychomotricien, orthophoniste, psychologue, ophtalmologue, orthoptiste, maître E, tout cela en plus ou pendant le travail scolaire et les activités de loisirs (sport, musique).
Nous sommes fiers de lui, il fait des progrès de jours en jours. C'est quand même dur de gérer tout cela en plus de notre travail, nous sommes toujours à nous remettre en question et à chercher le meilleur pour nos enfants.
Pour tous ceux qui sont dans le même cas, donnez-nous des idées pour aider nos enfants et aussi leurs parents. Merci à tous ceux que j'ai lus et que je lirai.
Isabelle Crépin
10 octobre 2006
Bonjour,
J'aimerais savoir si quelqu'un peut aider mon fils de 6 ans qui est en CP et pour qui l'apprentissage de la lecture ne se passe pas très bien. Il ne reconnaît pas les lettres : si on lui dit m et a, il répond « ma » mais si on lui montre les lettres m et a, il ne les reconnaît pas. Il est suivi par une orthophoniste qui ne comprend pas bien ce qui se passe. Quant à la maîtresse, elle nous dit qu'il faut qu'on le motive et qu'il participe davantage en classe. Sans trop savoir, on nous parle d'un problème de maturité et de dyslexie étant donné qu’il fait quelques inversions et que son frère, son grand-père et moi-même sommes dyslexiques. J'essaie de l'aider mais sans trop savoir comment. De plus, quelques tics apparaissent lorsqu'il est stressé. J'aimerais beaucoup pouvoir l'aider avant que cela ne s'aggrave. Merci.
Maud L.
3 janvier 2007
C'est rassurant pour une grand-mère d'une petite-fille de 9 ans, Anne, qui ne sait pratiquement pas lire après avoir redoublé son CP. Elle est actuellement en CE1. Pour le moment, le message que nous avons finalement pu faire passer à la mère (ex-belle-fille), c’est un soutien scolaire par un maître de soutien mais le résultat n'est pas celui que nous attendons. Anne semble avoir les connaissances de la lecture mais ne peut les exprimer. Son papa a eu des problèmes de dyslexie ; de mémoire, je l'ai conduit pendant environ 2 ans à ses séances. Cela fait x fois qu'il fut conseillé aux parents de conduire Anne dans un CAMPS (centre d’action médico-sociale précoce). Son papa commençait les démarches mais la maman, qui en a la garde, ne suivait pas et ce depuis l'âge de 4 ans. J'en ai discuté avec une amie psychothérapeute spécialisée pour les enfants, qui me dit qu’au regard de tout ce que je lui ai déjà raconté, Anne est en difficulté psychologique, chose que j'ai fort bien compris. Mais au regard de la loi, je n'ai aucun pouvoir : je ne suis que la grand-mère qui assiste, impuissante, aux difficultés de sa petite-fille. Que puis-je faire ? Oh je sais lui donner autant d'amour que possible, je peux lui faire comprendre qu'une grand-mère peut voir et entendre beaucoup de choses, peut être un pilier fort, avec un comportement intelligent, et que je serai toujours là pour elle. Je lui explique que la lecture ouvre les portes de beaucoup de choses et surtout de la liberté. Elle adore les chevaux, elle pratique d'ailleurs l'équitation et aimerait avoir un métier en relation avec cet animal. Donc je lui explique que la lecture l'aiderait beaucoup pour atteindre son objectif. Hélas comment mettre un objectif en pratique quand un blocage intervient dans la motivation (ceci est une réflexion personnelle que je lui passe en silence car je pense qu'elle pourrait mal le recevoir) ? Lorsque j'essaie de discuter avec elle, parfois elle m'écoute et m'entend, parfois elle m'écoute sans m'entendre et parfois elle fuit d'une façon ou d'une autre. Elle me dit je ne sais combien de fois « je t'aime ». Je pourrais m'étendre plus longuement sur ce sujet. Hier son papa, qui ne comprend pas toujours la situation, ne trouva comme solution que de me dire qu'il la mettrait en pension. Je ne pense pas que ce soit la solution. Je veux bien admettre que ce n'est pas facile. On ne s'improvise pas parents, cela s'apprend. Dommage qu'il n'y ait pas d'école et si l'on veut on l'apprend parfois au détriment de ses propres enfants. Enfin essayons de sauver Anne, il n'est jamais trop tard. Avec de la volonté bien placée, l'être humain pourrait faire tellement de belles choses simples sans être compliquées surtout avec le savoir du 20e siècle. Mais ce savoir est-il toujours placé là où il devrait l’être ? Eh oui ! Nous ne sommes plus des bâtisseurs d'édifices gigantesques à dos d'hommes mais de grands scientifiques équipés de machines de plus en plus performantes qui nous ont permis de faire beaucoup de grandes découvertes. Mais à mon sens, la bonne ou mauvaise volonté de l'être humain est restée la même dans sa globalité, sauf que maintenant on sait comment cela fonctionne. Cette réflexion, encore une fois personnelle, n'est peut-être pas à sa place et n'engage que moi. Merci de me lire et éventuellement d'avoir l'amabilité de me répondre si cela est possible.
Une jeune grand-mère qui a encore bien la tête sur les épaules et qui a pour objectif principal d'aider sa petite Anne.
Françoise L.
4 avril 2008
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