| |
 |
 |
Ma fille est lente et triste à l’école |
 |

Bonjour,
J'aimerais avoir l'opinion de personnes qui ont déjà vécu cela ! Ma fille est lente en classe, cela se caractérise souvent par une mise à l'écart de la part de la maîtresse qui me dit qu'il faut bien qu'elle finisse son travail ! Selon elle, elle rêve toujours !
Pourtant ma fille, qui a 7 ans et est en CE1, est l'une des meilleurs lectrices de sa classe (source : la maîtresse). De plus, les exercices qu'elle rend sont la plupart du temps bons mais deux heures après au lieu de 30 minutes ! La maîtresse m'a dit que ma fille était une pipelette au premier trimestre, et que, maintenant, c'était une plante verte qu'on posait et qu'on reprenait le soir sans qu'elle ait bougée ni parlée !!
J'ai posé la question pour la récréation et là elle m'a dit que ma fille était tout à fait normale et qu'elle avait des amies avec qui elle jouait de façon normale !
Il est vrai que moi-même je me suis inquiétée peut-être à cause de moi qui ne vais pas très bien en ce moment (problème de couple, maladie de mes parents, surpoids, échec professionnel, lassitude de cette vie morose…) !
Que puis-je faire pour l'aider ? J'ai l'intention de l'emmener voir un psychothérapeute qui pourra peut-être voir de quoi souffre ma fille !
Merci pour tous vos témoignages qui me seront sincèrement très utiles !!
Jocelyne Laknyte
14 avril 2005
Bonjour,
Selon ce que vous en dites, votre fille ne souffre vraisemblablement d’aucun trouble. Il semblerait seulement qu’elle écrive lentement et se désintéresse de l’écrit faute de pouvoir écrire vite, ce qui est loin d’être rare.
Observez son écriture : si elle s’arrête entre chaque lettre voire dans les lettres (m en trois ponts accolés, n et p en deux parties) et si elle fait des traits d’attaque devant les lettres rondes (c, o, a, d, q, g) et une cassure au début des e, son écriture ne peut être rapide.
La vitesse maximum de l’écriture de l’enfant* est obtenue avec le moins d’arrêts possibles entre les lettres : les points sur les i, accents et barres de t sont placés une fois le mot terminé. Les arrêts se font avant les lettres rondes (c, o, a, d, q, g) s’il en existe, ces lettres étant attaquées en haut à droite.
Redonner de la vitesse nécessite un apprentissage ou un réapprentissage de la stratégie de conduite de l’écriture (suppression des arrêts inutiles) et un travail sur la vivacité du geste.
Ce travail peut se faire en classe en CP s’il n’a pas été fait en maternelle. En revanche, il est plus difficile de le faire en classe de CE1.
Ce n’est pas impossible de le faire par soi-même à la maison mais il serait dommageable d’exiger pour cela que l’enfant écrive abondamment chaque jour.
Deux à quatre séances de rééducation et un travail quotidien de dix minutes/un quart d’heure viennent généralement facilement à bout de ce genre de problème surtout avec les enfants studieux.
*L’adulte peut agencer son écriture en modifiant les angles d’attaque des lettres ce qui lui permet de donner une respiration à son écriture tout en conservant une vitesse élevée.
Danièle Dumont,
formatrice en pédagogie de l’écriture, rééducatrice en écriture.
3 mai 2005
Pour en savoir plus
- Interview de Danièle Dumont sur le site BienLire
- Problème de latéralité : Aider les gauchers
Bonsoir,
Je vous rassure, j'ai le même souci avec ma fille de 8 ans qui, malheureusement, a redoublé son CE1. Sa maîtresse me dit qu'elle est trop lente, rêveuse, mais elle se dépense énormément pendant la récréation. Je me suis rapprochée d'un psychologue, il a vu ma fille à part et ses conclusions étaient plutôt rassurantes. Aussi ma fille a « le syndrome de Turner », maintenant je ne saurai vous dire si je dois faire le rapprochement. Je vous remercie de me lire.
Ourida Akaba (Lille)
26 septembre 2005
Bonjour,
Si votre fille est triste et lente, et ce seulement à l'école, vous pourriez vous rapprocher du Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté) dont dépend votre école, afin que votre fille puisse rencontrer le ou la rééducatrice (ou maître G). Vous pouvez faire appel au Rased directement ou par l'intermédiaire de l'enseignant qui peut rédiger la demande d'aide.
La fonction des rééducateurs de l'Éducation nationale est justement d'aider l'enfant à retrouver le plaisir d'apprendre (qu’elle semblait avoir d'après votre courrier) et/ou la confiance en soi.
Cordialement.
Pascale Gatin, rééducatrice
9 décembre 2005
Ma fille est au CP, elle n'arrive toujours pas à lire, ni à écrire. Elle ne fait que ce qu'elle a envie de faire. Elle n'a pas envie, voilà ce qu'elle nous a répondu.
Que dois-je faire ?
À l'école, elle est lente ; quand elle en a assez, elle pose son crayon et attend que ça se passe.
Dois-je l'emmener voir un orthophoniste ?
Le soir, nous passons deux heures à faire les devoirs, elle ne retient pas ses étiquettes à apprendre par cœur.
Richard Zumbrunn (Verdun)
27 décembre 2005
Bonjour,
Mon fils a aussi ce comportement depuis qu'il est scolarisé, s'ajoute à ça la difficulté énorme à écrire. L'équipe enseignante est découragée, nous aussi.
Fabrice Breheret
19 janvier 2006
Message à l'attention de Mr Zumbrunn
Ma fille Laura a le même problème que la vôtre. Elle a redoublé une fois. Elle est en CE1, mais au moins la vôtre sait bien lire, alors que Laura a de gros problèmes scolaires. Et je ne sais plus quoi faire.
Martine Combe
28 janvier 2006
Ma fille a été en situation d'échec scolaire pendant de longues années. Séparée de son papa, je pense que nos difficultés familiales ont eu un impact sur son comportement.
Cependant, nous avions une vie culturelle intense (expositions, participation à des activités diverses au Centre Américain à Paris ou à Beaubourg, cours de solfège avec un prof extraordinaire au Conservatoire du 17e, Madame Pendelton, où les enfants jouaient tous d'un instrument dès leur premiers cours, alors qu'ils n'allaient pas encore à l'école et bien-sûr ne savaient ni lire ni écrire.
Nous nous essoufflions tous les soirs pour essayer de faire les devoirs, lire la page de lecture... Mes efforts m'ont semblé colossaux, ma fille ne progressait pas, pleurait très souvent.
J'allais souvent à l'école « pour expliquer » ma fille aux enseignants, je négociais son passage en classe supérieure, militait dans les associations de parents d'élèves...
Ma fille « s'est réveillée » en classe de première, elle a réussi un troisième cycle universitaire et, aujourd'hui, elle travaille et tout va bien.
J'écris ce témoignage pour encourager Jocelyne Laknyte et tous les parents inquiets pour leur enfant.
Aujourd'hui, je lis des livres à des enfants de 3 mois à 7/8 ans selon « la méthode » de Marie Bonnafé et de René Diatkine, je vous encourage tous à lire leurs livres. On y voit comment ouvrir l'enfant à la langue du récit écrit et c'est fabuleux de voir bébés et plus grands les yeux grands ouverts, le visage grave, « écouter » les histoires qui ouvrent sur le monde.
Josette Salvan
6 avril 2006
Message à l’attention de Jocelyne Laknyte,
Bonjour,
Je peux me tromper mais peut-être devriez-vous consulter le psy avec vous et peut-être son papa. Votre enfant a peut-être tout simplement besoin d'être rassurée par tous les événements qui vous arrivent... Les événements de la vie perturbent aussi les enfants sans qu'ils en donnent le moindre signe à leurs proches...
Je garde des petites filles dont la maman est très malade et les réactions sont diverses : l'une à déclarer de l'urticaire et eczéma et l'autre aime beaucoup se plaindre pour de petits riens, et les résultats scolaires aussi ont un peu baissé. Il faut lui expliquer les choses avec l'aide du psy peut-être ou en famille.
Courage.
Béatrice Luis, assistante maternelle
31 mai 2006
Bonjour,
Ma fille s'appelle Manon. Elle a 8 ans. Pour mon cas, le CP a été un échec. Elle avait un jeune maître qui sortait lui-même de l'école. Pour lui tout allait bien mais lorsque l'année fût finie, elle ne savait pas lire. Or le maître a noté sur ces évaluations : Manon sait lire et passe en CE1. Nous étions très furieux donc nous l'avons changée d'école et l'avons mise dans le privé, elle a fait une bonne année scolaire mais les soucis de lecture sont toujours présents. Il a fallu qu'elle rattrape son CP et faire son CE1. Aujourd'hui nous ne la faisons pas passer en CE2 car sa lecture reste fragile. Nous sommes un peu découragés. Que faire pour lui donner le vrai goût de la lecture ? Merci.
Isabelle Frantz
19 juin 2006
Mon fils a le même problème d’écriture et de lecture. Lorsque j'ai demandé son redoublement en dernière année de maternelle car il faisait les « o » et les « a » à l'envers, on m’a dit non. Lorsque j'ai demandé qu'il redouble son CP pour les mêmes raisons, on m’a encore répondu « non, il a le niveau ». Il est cette année en CE1 et patauge complètement, les exercices ne sont pas faits à l'école, il n'arrive pas à écrire. Il est rentré en CP à 5 ans ½ et je trouve que c'est trop jeune ; ils ne sont pas assez mûrs à cet âge-là. Je pense qu’on devrait faire redoubler les enfants en CP s’ils ont des problèmes de lecture et d'écriture. Mais aujourd'hui, on préfère les faire passer. Du coup, en CM2, les maîtresses sont obligées de refaire le programme de CE2 et cela pénalise les bons élèves qui ne peuvent pas faire le programme en entier.
Thierry Payany
17 septembre 2006
Bonjour, je suis impressionné de voir une telle similitude entre les différents cas décrits ici et celui de ma fille. Ma fille a bientôt 7 ans, elle est en CE1. La maîtresse me dit qu'elle est complètement inactive en cours, qu'elle ne fait preuve d'aucun intérêt. Elle me dit aussi que ce n'est pas un problème de capacité, bien au contraire, elle est, selon elle, très intelligente, mais elle utilise son intelligence d'une autre manière : par exemple, pour trouver des stratagèmes, afin d'en faire le moins possible en classe. C'est une petite fille épanouie et heureuse en dehors de la salle de classe, qui devient effacée, timide et inactive en classe... C'est le jour et la nuit... Nous allons consulter des professionnels pour voir ce qu'il est possible de faire.
Jérôme
26 octobre 2006
Mon fils vient de rentrer en CP et sa maîtresse s'inquiète pour lui. Il ne mémorise pas ou très lentement donc prend du retard. Le bilan de l’orthophoniste ne laisse apparaître qu'un problème de latéralité et le bilan ophtalmologique dit qu'il est hypermétrope donc il va porter des lunettes. Sinon c'est un garçon qui s'exprime bien et depuis très jeune : il parlait presque avant de marcher vers 18 mois. Il a un vocabulaire assez riche, qui souvent surprend les adultes. Je ne sais plus comment faire. Les devoirs sont laborieux et j'ai peur qu'il se démotive en classe. Si vous avez des pistes à me donner c'est volontiers, merci.
Aimée Poillevert
9 novembre 2006
Je réagis par hasard : je suis enseignante en réseau d'aides (RASED) et j'ai souvent rencontré des enfants comme cette petite fille. J'ai mis du temps à trouver une solution... mais j'ai trouvé : il faut consulter un orthoptiste et faire un bilan. Ce n'est pas encore très connu mais la rééducation orthoptique a fait des miracles dans les écoles. Il faut une ordonnance que votre médecin généraliste peut vous fournir. Vous devez savoir aussi que certains ophtalmologues n'apprécient pas du tout d'être mis à l'écart, mais après trois ans d'expérience, j'ai pu constater que tous les ophtalmos ne dépistent pas le trouble (même quand il est déjà dépisté avant leur consultation !). Pour le moment, dans 99 % des cas où la lenteur et la vitesse de lecture étaient le problème majeur, voire l'unique souci, il a été réglé de cette manière. Des recherches peuvent être faites sur le net : troubles visuo-perceptifs, attention visuelle, problème occulo-moteur... ; c'est un domaine qui est riche et méconnu. Cordialement.
Nathalie Chorvalli
22 novembre 2006
Bonjour,
Pour apporter un peu d'optimisme, j'ai toujours été (très) lente, très bavarde, je rêvais (et je rêve toujours !) pendant au moins une heure par jour. À cause de cela, je me suis retrouvée avec un panneau autour du cou (« je ne dois pas rêver ») dans la cour. On m'a prédit l'échec à cause de mon manque de rigueur, mon manque de logique... En CM1, je commençais à travailler après les repas ; en CM2, je n'avais pas le temps de copier les leçons du tableau et je travaillais au moins une fois par semaine après les repas ; au lycée, j'ai fait du surmenage, puis j'ai décidé de faire ce que je pouvais... Je suis allée jusqu'en DESS !
Quelques « trucs » qui m'aident : faire de la musique, ça permet de s'exprimer et ensuite de travailler efficacement, écrire pour moi...
Bon courage !
Cécile Pellois
5 décembre 2006
Bonjour,
Je tenais à répondre à Cécile Pellois car, comme elle, j'ai toujours été très rêveuse dans mon enfance et même durant mon adolescence où je vivais dans « mon monde » (j'ai 29 ans aujourd'hui), j'étais mauvaise élève en primaire et quand je suis entrée en 6e : revirement de situation, j'étais dans les premières de la classe tout en étant toujours aussi rêveuse et « tête en l'air » selon les dires de tout le monde. Je suis aujourd'hui aide soignante et je vais, dès que possible, entamer des études d'infirmière.
J'ai aujourd'hui une petite fille de 6 ans qui est au CP et dont sa lenteur et sa rêverie lui posent beaucoup de problèmes à l'école. C'est une bonne élève qui travaille correctement mais sa lenteur dans son travail scolaire, surtout pour le travail écrit, commence à poser des problèmes. Que faire ? Sa maîtresse s'inquiète et nous aussi car, en dehors de l'école, c'est une enfant très « speed » mais qui est complètement dans ses rêves dès qu'elle se trouve à l'école.
Je compte sur vos témoignages pour y voir plus clair et peut être m'apporter quelques réponses.
Bien cordialement,
Lydia Lehmhus
19 décembre 2006
Bonjour,
J'ai moi-même un fils qui est lent, rêveur et ne tenant pas en place. Nous (lui et nous) souffrons depuis qu'il est en CE1 mais ses problèmes de lenteur ont commencé en CP, il est maintenant en 6e et il a 11 ans. À aucun moment on nous a proposé de le faire suivre par le RASED. Par contre, nous avons été convoqués tous les quatre matins pour nous dire la même chose : « il est lent, il met 3 heures au lieu d'une pour faire ses exercices, il ne tient pas en place, etc. ».
J'ai été jusqu'à en pleurer tellement on nous a harcelé au lieu de nous aider. J'ai emmené mon fils chez plusieurs spécialistes – ophtalmologiste, orthoptiste, ostéopathe, pédopsychiatre, psychomotricienne : rien à faire, il n'y a presque pas eu de changement. Il voit toujours la pédopsychiatre une fois par mois. Honnêtement, je ne vois aucune issue, si ce n'est, comme tout le monde, de l'inquiétude pour son avenir.
Tous les jours, je regarde son carnet de correspondances et j'ai la peur au ventre de voir un mot d'un professeur nous convoquant pour nous dire toujours la même chose sans nous aider.
J'estime que nous avons fait beaucoup de choses pour que notre fils s'en sorte et j'espère pour lui qu'un jour il sera comme tout le monde.
La 6e lui fait un peu de bien car il sort toutes les heures (de temps en temps toutes les deux heures) pour changer de cours.
Pour conclure et sans exagérer, j'ai vécu l'enfer face à des instituteurs incompréhensibles car ils étaient au courant de tout ce que l'on faisait pour notre fils, de tous les efforts et toute la fatigue que cela engendrait pour notre fils et pour nous. Mais malheureusement, les instituteurs nous ont mis dans le même panier que certains parents qui font le minimum pour leurs enfants.
Bon courage à tous.
Natacha Boureux, une maman épuisée
18 janvier 2007
Réagir à ces messages
|
|