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Programmes personnalisés de réussite éducative |
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Bonjour,
Je suis maître E à Calais (dans le secteur de Vauban) dans une zone franche. Cette année, notre IEN a eu la formidable idée de dégager des journées banalisées pendant le temps scolaire afin qu'un véritable lien se tisse entre les partenaires socio-éducatifs dès la rentrée pour mener à bien le PPRE dans toutes les écoles de la circonscription.
L'impulsion par les RASED semble efficace si tout le monde montre le chemin. C'est la première année en 12 ans de service que la notion de partenaire et d'équipe m'a semblée aussi évidente lors des journées banalisées permettant ainsi à tous – directeur, enseignants ordinaires, RASED, orthophoniste – de parler enfin des élèves les moins performants sans dispute avec une bonne collaboration et une bonne analyse des situations et des missions de chacun.
Bien entendu, ceci n'est pas facile et demande un énorme investissement de la part de tous les protagonistes du projet. Il existera toujours des brebis galeuses pour qui le PPRE n'est qu'un alourdissement supplémentaire des tâches à accomplir dans l'Éducation nationale et non un moyen d'établir des groupes de parole et d'échanges entre tous les partenaires pour permettre aux plus démunis de modifier leur estime de soi et leurs potentialités.
C'est pourquoi il faudra laisser mûrir les réflexions pour voir s'installer ce programme personnalisé de réussite éducative dans toutes les écoles de France.
Merci à mon IEN d’avoir donné du temps aux enseignants pour la bonne cause de tous les élèves.
Stéphane Leroy (Marquise – 62250)
28 octobre 2006
Suite à la mise en place du projet personnalisé de réussite éducative (PPRE) dans une école de CE2, il apparaît que la majorité des enfants soumis à ce projet soit dyslexique.
De plus, à aucun moment cet « handicap » n'est pris en compte lors de l'évaluation diagnostique, alors qu'en faculté les étudiants dyslexiques ont droit à 30 % de temps supplémentaire pour passer leurs examens.
Malheureusement, je ne peux que constater que les élèves qui suivent un PPRE réalisent des travaux autres que ceux de leur niveau et prennent automatiquement du retard par rapport au reste de la classe. En tant que parent, je ne peux que m'insurger quand mon fils dyslexique, qui suit un PPRE, doit préparer une autodictée d'une phrase alors que les autres élèves préparent une autodictée de cinq phrases. Ne vaudrait-il pas mieux proposer la même autodictée à tous les élèves et l'adapter pour les dyslexiques en leur proposant des phrases fractionnées par des trous ? À méditer.
Luc Halbwachs
14 novembre 2006
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